
Quel est le chemin qui m'a amené à m’intéresser à la souffrance au travail ?
Ma première plaquette en 1995, s’intitulait « Souffrance et violence au travail ».
Ces termes qui alors n’étaient pas dans l’air du temps. Mon action visant à mobiliser les acteurs (C.E. et directions) afin qu’ils prennent en compte les risques évidents liés au phénomène de production à tout va de perdants sociaux.
Déficit du management ? Il y a des gens qui savent et détiennent un pouvoir et d’autres que celui de l’empêcher de s’exercer parfois.
Pour qu’un numéro vert fonctionne correctement, il faut la prise en compte des deux sphères sociales et humaines: privée et professionnelle.
La vie privée et la vie professionnelle forment un tout indissociable, l’une influençant l’autre et vice-versa. Le numéro vert mis en place doit franchir la sphère privée sinon c’est très limité. Les C.H.S.C.T et les C.E. sont là d’une aide essentielle à diffuser ce numéro aux familles.
Je nous compare souvent (moi et mon équipe) à des maitres-nageurs qui plongent et qui tentent de sauver les gens qui se perdent pied. Nous les ramenons au bord ou si c'est trop difficile nous demandons de l’aide d’autres professionnels.
Pour faire ce métier, il faut aimer les gens, avoir une capacité d’accueil hors du commun, savoir que « l’homme est un autre soi-même » à respecter.
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